Manipulations, Réseaux pédophiles et Services-secrets

Manipulations, Réseaux pédophiles et Services-secrets

Article placé le 12 sept 2010, par Mecanopolis

Le journaliste Alain Gossens est décédé en juillet dernier, dans des circonstances pour le moins troublantes*. Depuis 1989, il s’était spécialisé dans l’actualité judiciaire, principalement sur les affaires de réseaux pédophiles qui ont secoué la Belgique. Le texte que nous plaçons aujourd’hui, en guise d’hommage, est le premier d’une série que nous allons consacrer au sujet.

Mecanopolis

* Mecanopolis s’est procuré plusieurs procès-verbaux de la police belge qui éclairent sous un jour pour le moins particulier les circonstances du « suicide » d’Alain Gossens. Notre équipe rédactionnelle est actuellement mobilisée, de sorte à confondre les différents protagonistes proches du dossier et faire toute la lumière sur cette affaire. Nous publierons très prochainement, en collaboration avec deux magazines français, le résultat de nos investigations.

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Manipulations, Réseaux pédophiles et Services-secrets

Par Alain Gossens

Pour ceux qui sont familiers des multiples sujets qui taraudent les esprits torturés des « enquêteurs » conspirationnistes, le Projet « MK Monarch » (MK pour Mind Kontrol, parait-il) est sans doute une sorte de pierre philosophale, de holly graal capable de changer le plomb en or et d’ouvrir les portes des plus sombres mystères de cette foutue planète. En effet, tout homme ou femme qui trouverait les preuves indiscutables de l’existence officielle de ce projet, de ces tenants et aboutissants serait certainement l’individu le mieux informé et le plus puissant de cette bonne vieille terre et peut-être aussi la cible plus convoitée de tous les assassins sous influence.

Délire paranoïaque ?

Pour les novices matière de « conspirationnisme » qui constituent peut-être 99,99% des lecteurs, Monarch est ce que l’on appelle une horrible étrangeté qui n’est pas supposée exister, une série d’occultes expériences de manipulation du comportement menées par une ou plusieurs des nombreuses agences de renseignements, laboratoires militaires ou section Delta qui forment la nébuleuse sécuritaire américaine. Pour parler en termes encore plus précis, Monarch désignerait l’ensemble des techniques de conditionnements psychologiques – de l’usage de drogue en passant par la torture, les électrochocs, le viol ou les armes psychotroniques – destinés à créer de toutes pièces à partir d’un individu lambda, de préférence un enfant, un futur petit soldat qui répondra à tous les ordres, même les plus pervers. Les gens qui auraient « inventé » Monarch auraient réussi à contourner l’obstacle de la volonté, de la conscience d’un individu pour envahir puis prendre possession de ce qu’une âme a de plus intime : son inconscient !

Délire paranoïaque et conspirationniste que ces élucubrations me direz-vous ! Peut-être pas. Certainement pas à en croire des gens comme le journaliste John Rappoport ou encore John De Camp, ancien sénateur du Nebraska, avocat spécialisé dans les affaires de pédophilie et de culte satanique. Un personnage certes controversé mais assez crédible et qui a rassemblé plus que tous les autres auteurs (comme les improbables Mark Philips, David Icke etc..) un faisceau de présomptions qui les ont amenés à penser que MK Monarch est fondé sur une réalité tangible.

Tortures nazies

A ma connaissance, il n’existe aucun document officiel « déclassifié » de quelque agence de renseignement que ce soit évoquant nommément l’existence d’un projet MK Monarch qui serait – comme l’affirment bon nombre d’auteurs – un sous projet du fameux projet de la CIA MK Ultra (pour lequel les documents déclassifiés de la CIA abondent). Mais ce n’est pas pour autant que Monarch n’existe pas sous une forme ou une autre.

Pour rafraîchir les mémoires, MK Ultra recouvre tous les agissements de la CIA qui avaient pour but de manipuler les consciences, faire ce que l’on appelle du « Mind Kontrol ». En pleine guerre froide, surtout au cours de la guerre de Corée, il s’agissait de parfaire des techniques d’interrogatoires des suspects et de découvrir un sérum de vérité. Se fondant sur les premiers travaux de médecins nazis (d’où le K de Kontrol) dans les camps de concentration (notamment celui de Dachau où l’on expérimenta des séances d’électrochocs suivis d’injection de doses massives de Mescaline sur des prisonniers) qui furent évacués aux Etats-Unis sous couvert de l’opération Paperclip, les psychiatres de la CIA n’avaient qu’une envie, découvrir les procédures et les produits psychotropes qui ouvriraient l’âme des sujets jugés subversifs comme de vulgaires boites de conserve. Ainsi, le Dr Ewen Cameron, financé et patronné par la CIA alla jusqu’à rendre raide dingue de pauvres civils, de pauvres ménagères venues soigner leur dépression dans un institut de santé mental celui de Mont Royal, près de la ville de Montréal. Les malheureux « clients » dépressifs de ce « brave » et zélé Dr Cameron se voyaient réveillés de grand matin par des injections intraveineuses de Thorazine, de Phénergan, de Séconal et autres barbituriques hypnotiques hyperpuissants. Puis les patients étaient menés de gré ou de force trois fois par jour à des séances d’électrochocs de plus de 150 volts. Ce traitement baptisé par un curieux euphémisme « cure de sommeil » durait de 15 à 65 jours. Ensuite, le ou la patiente se voyait alors traiter pendant une période aussi longue à la Methédrine (amphétamine) et au LSD injectés également en doses massives. Et peu importaient alors les atroces souffrances de ces pauvres sujets qui se voyaient plongés des semaines durant dans d’odieuses transes hallucinatoires et psychotiques induites artificiellement. Enfin, les « malades » étaient conduits dans des « chambres à dormir », sorte de caisson d’isolation sensoriel dans lesquels ils étaient enfermés et où on leur diffusait 24 sur 24 un même message préenregistré pendant deux semaines. De quoi vraiment y laisser sa santé mentale ! Cameron, en torturant sans vergogne ses sujets, contre leur gré, voulait arriver en fait à déprogrammer ces derniers, effacer leur mémoire affective et créer un « blank state », sorte de mémoire vide pour procéder ensuite à une reprogrammation.

Ceci démontre au mieux les folies de l’école de psychiatrie comportementale (behavouriste) sur laquelle la psychiatrie et la sociologie modernes se sont construites. C’est sur ce même genre d’idée que des gens comme Zbigniew Brzezinski ont mis au point des concepts plus généraux de « tabula rasa » (faire table rase), de déprogrammation des valeurs de la société en général par l’usage du chaos et de la souffrance. Et une fois que la société arrivée à une sorte d’état comateux, une forme d’anarchie peuplée de peurs et de violences, il n’y a plus qu’à réinsuffler dans le corps social – à savoir Mr. tout le monde – de nouvelles valeurs, plus fonctionnelles… A brave New World, le Nouvel Ordre Mondial en pleine action si vous voyez ce que je veux dire !

Déprogrammation par le trauma

Certes, les actes de Cameron furent dénoncés et la CIA abandonna officiellement l’idée d’utiliser le LSD pour laver les cerveaux. Il y eut même des procès en dommages et intérêts gagnés par certains plaignants. Mais en fait, cette technique de déprogrammation de l’esprit par l’usage de tortures, de souffrances et trauma le plus souvent infligés par des sévices sexuels n’aurait nullement cessé. Mieux encore, la technique se serait affinée, codifiée, standardisée et répandue à travers le monde dans toutes les sphères du pouvoir. Elle aurait servi de base à une autre opération que certains témoins, victimes présumées de ces agissements horribles appellent l’opération MK Monarch. On raconte que le terme Monarch désigne symboliquement ce fameux papillon de taille exceptionnel qui passe de l’état de larve à un état plus achevé. Comme ce serait le cas des victimes de cette opération ! Autre hypothèse : butterfly, papillon, est souvent utilisé en prostitution pour désigner l’acte de « butiner » de fleurs en fleurs, de changer sans cesse de partenaires. Bref, pour revenir à nos témoins victimes de l’opération Monarch, ceux-ci racontent à peu près tous le même genre d’histoire : ils ont été utilisés dès la plus tendre enfance dans des réseaux prostitutionnels très hard et vendus aux fantasmes les plus dingues de notables, d’hommes politiques, de nobles, de militaires, de magistrats, de vedettes du show business qui forment entre eux des sortes de réseaux, de sociétés secrètes soumis à d’étranges rituels à mi-chemin entre le satanisme, l’ésotérisme New Age et la reprogrammation béhavouriste.

Les actes sexuels comprenant des viols d’enfants, de nouveau nés, des mises à mort, des chasses à l’homme ainsi que des séances de cannibalisme auraient deux buts : d’une part « mouiller » les notables participants et puis acheter la fidélité à toute épreuve de ces puissants qui sont invités à ces étranges « fêtes » une première fois, une sorte d’initiation où ils acquièrent le goût du sang et en deviennent hyperdépendants. D’autre part, générer sur la victime un état de traumatisme qui a pour effet de susciter l’apparition de ce que l’on appelle des personnalités multiples. Chacune des personnalités a sa mémoire propre, sa fonction propre (une personnalité pour la prostitution, une autre pour l’assassinat, une troisième comme paravent officiel etc…) et ne communique pas avec l’autre (sauf sous certaines procédures) et l’on s’assure ainsi que la victime ne parlera pas puisqu’elle ne se souviendra de rien ou que de façon fantasmée, imparfaite. D’où, peut-être, le côté parfois vraiment délirant de certains témoignages, la victime étant incapable de réinterpréter les informations contenues dans « ses mémoires segmentées ». Les enfants sujets de l’opération de reconditionnement Monarch deviendraient alors des prostitués travaillant dans ces réseaux d’influence et de pouvoir mais également des agents de renseignements ou des tueurs à gage. Certains auteurs conspirationnistes comme Jim Keith ont découvert l’étrange passé psychiatrique et militaire de certains tueurs célèbres comme Oswald, Shirhan Shirhan, Jim Jones ou même Tim Mc Veigh. Et toujours selon ces victimes, les cercles de pouvoir de nos pays industrialisés (celui du pouvoir policier, judiciaire, parlementaire, militaire puis industriel économique etc…) seraient littéralement pervertis par ce genre de pratiques. Le fonctionnement de ces réseaux occultes du vrai pouvoir et l’obéissance quasi absolue de « ces gens de pouvoir » ne reposeraient que sur ces rituels et pratiques sexuelles de conditionnement psychologique. C’est aux Etats-Unis qu’on a vu les premiers témoins apparaître et évoquer ainsi les rituels et pratiques atroces contrôlés par la CIA et certains militaires et auxquels se seraient adonnés la plupart des grands hommes politiques américains, à commencer par la famille Bush ou encore des gens comme Kissinger, North, Clinton, Reagan, etc… Tout le gotha de la haute finance et haute politique américaine.

Que penser de tout cela ?

Une première chose : les thérapeutes qui ont examiné ces victimes sont formels pour affirmer que ces dernières sont bel et bien des victimes et qu’elles ont subi de profonds sévices sexuels. Rien qu’aux Etats-Unis, j’ai dénombré une centaine d’associations ayant pour but de recueillir et d’aider les victimes de ce genre d’abus rituels. Etrange, une telle foison d’associations dont la plupart sont tout ce qu’il y a de plus sérieux pour un phénomène qui n’existe pas… officiellement. Autre bizarrerie : des psychiatres se sont même donnés la peine de créer une association, une sorte de lobby ayant pour but de prouver que le syndrome de personnalité multiple n’existe pas et qu’il s’agirait en fait d’une triste maladie – le « false memory syndrom » (le syndrome des faux souvenirs) – dont les enfants se servent pour poursuivre leurs pauvres pères en inventant à leur encontre de fausses allégations de viols « qu’ils vivent comme une réalité mais qui est une construction de leur imaginaire ». Ces gens ont pignon sur rue, de puissantes ramifications dans les universités américaines et tentent de devenir des experts incontournables dans les affaires de viols d’enfants qui viennent devant les tribunaux. Que d’énergie dépensée dans une affaire qui relèverait du pur fantasme (thèse prônée par une partie des experts psychiatres qui estiment que les réseaux pédophiles et les affaires de cultes sataniques et rituels divers n’existent pas !). Saviez-vous, que le FBI avait décrété officiellement, que les affaires de viols rituels ou sataniques ayant pour cadre des réseaux structurés relevaient de la légende urbaine, du fantasme de victimes en mal de démons imaginaires…?

L’exemple belge, l’affaire Dutroux et les dossiers noirs

Comme je ne peux évoquer avec consistance que ce que j’ai vécu personnellement en tant que journaliste judiciaire, je parlerai à titre d’illustration pour mieux frapper les consciences des événements qui ont secoué la Belgique en 1996-1997.

Il faut savoir que ce petit pays, véritable carrefour stratégique au centre de l’Europe du Nord et qui abrite les cerveaux de grandes institutions internationales – l’Union européenne, l’Otan, le Shape, Eurocontrol etc… – a semble-t-il servi de laboratoires grandeur nature à certaines opérations de la CIA. Comme l’affaire des réseaux Stay Behind où la CIA implanta après la seconde guerre mondiale des réseaux dormants et des structures paramilitaires d’action, de subversion et de renseignements anticommunistes. On attribue à ces structures la paternité effective ou accidentelle des fameuses tueries du Brabant Wallon qui déstabilisèrent le pays au début des années 80, permirent au pouvoir de museler les groupes d’extrême-gauche et surtout, aboutirent à ce que la gendarmerie deviennent un corps de police surdimensionné et extrêmement centralisé.

Dans le droit fil de ce dossier des tueurs du Brabant-Wallon, certains journalistes bien installés – une minorité malgré tout – estiment que l’affaire Dutroux et des témoins X en sont le triste prolongement.

Pourquoi ?

Parce que tant l’affaire des tueurs que l’affaire Dutroux et consort constituent de véritables séismes institutionnels, de jolies opérations de déstabilisation qui transformèrent la Belgique en un état paranoïaque, dysfonctionnant et ultra-policé. Ensuite, il y a fort parier que personne ne connaîtra jamais la vérité sur l’affaire Dutroux comme ce fut le cas dans le cadre des tueries et de tous les autres « dossiers noirs » belges (il y en a eu tellement, de Stay Behind aux CCC, des télex de l’Otan aux affaires criminelles liées à certaines pointures politiques belges!) qui ont secoué l’actualité de ce petit pays.

Les témoins « X »

Un petit mot d’abord sur ce qu’est l’affaire Dutroux pour le lecteur qui ne l’a pas suivie. L’affaire éclate en été 1996 lorsque la gendarmerie belge arrête Marc Dutroux et sauve d’un horrible sort deux fillettes terrifiées qu’il avait enlevées quelques semaines auparavant et dissimulées dans une cache habilement creusée dans la cave de sa petite maison de Sars-la-Bruissière, une petite localité du Hainaut. Deux fillettes que toute la Belgique traumatisée par plusieurs vagues de disparitions d’enfants recherchait activement. Activement selon la version officielle car on découvrira avec stupeur au fil d’enquêtes piégées, de contre-enquêtes sabotées, de commissions d’enquêtes parlementaires manipulées que la gendarmerie n’avait pas estimé que la recherche des enfants était prioritaire et ce, pour des raisons que personne n’a à ce jour réussi à éclaircir. Par la suite, les enquêteurs découvrirent que Dutroux avait enlevé au minimum 4 autres fillettes (sans compter le trafic des filles d’Europe de l’Est) dont on découvrit les restes enterrés dans l’une de ces propriétés.

A ce jour, face aux aveux fluctuants de Dutroux (qui en fait nie presque toute responsabilité) personne n’a été en mesure de savoir si Dutroux faisait partie ou non d’un réseau international de pédophilie et d’enlèvements d’enfants. Mais un faisceau de présomptions semblent démontrer que l’intéressé était peut-être l’un des fournisseurs qui alimentait en chaire fraîche un réseau constitué de personnes de pouvoir (industriels, noblesse, magistrat, hommes politiques).

Pourquoi ?

Car entre autre chose, un mois après l’arrestation de Dutroux et consort, se présentèrent tour à tour à la cellule d’enquête de Neufchâteau (chargée de l’affaire) une série de témoins, tous adultes, ne se connaissant pas entre eux, provenant des 4 coins du pays, d’âge et d’origines sociales différentes et qui désiraient conserver l’anonymat. Raison pour laquelle les enquêteurs, en l’occurrence des gendarmes, les baptisèrent les témoins « X », à savoir X1, X2, X3 etc… selon leur ordre d’arrivée. Et les faits que certains de ces témoins, en fait la plupart d’entre eux ont dénoncés sont tellement horribles, tellement incroyables que même le plus tolérant, le plus ouvert des enquêteurs, à fortiori pour le grand public avait du mal à accorder du crédit à ces faits ainsi dénoncés. D’abord parce qu’il s’agit de faits d’une violence, d’une cruauté inimaginable et racontés sur le ton de la banalité : faits de cannibalisme (on contraignait les victimes à manger des morceaux de corps de nouveaux nés mis à mort puis dépecés), de mise à mort d’enfants par des chiens, de viols d’enfants par des animaux, de viols de bébés, de parties de chasse dont le gibier était des enfants etc… Le tout se passait toujours dans des parcs et des donjons de châteaux ou de grosses villas (dont certaines ont pu être identifiées). Mais le pire était que ces faits, décrits dans le détail auraient été perpétré outre par Dutroux et ses complices (ayant un rôle subalterne de fournisseurs) par des personnalités connues en Belgique et dans le monde : hommes politiques, gendarmes, magistrats, industriels et… certains membres éminents de la famille royale belge dont le comportement est décrit avec un tel luxe de détails. Et certains des récits divulgués par des témoins différents se recoupent étrangement. Si l’affaire n’a pas été révélée dans ses moindres détails dans la presse belge, elle le fut suffisamment pour ébranler et dégoûter totalement l’opinion publique. Et il y eut à cause des témoins X une réelle fracture en Belgique tant au sein de l’appareil policier ou médiatique qu’au cœur de l’opinion publique, une sorte de guerre entre croyants et non croyants, entre ceux qui estimaient que les témoins X disaient la vérité, toute la vérité et ceux qui pensaient que ceux-ci relevaient plus de la psychiatrie ou du phénomène de monstres de foire.

Une chose est certaine, ces témoins X même de bonne foi, ont sans doute saboté à leur insu l’ensemble de l’enquête Dutroux à cause du climat houleux de haines irrationnelles qui électrisa la suite des investigations. Il n’y eut plus moyen de poursuivre sereinement les recherches dans le seul pan de l’affaire dans laquelle on possédait des inculpés : Dutroux et consort. On est arrivé à une telle impasse, à un tel désaveu de l’enquête et du juge d’instruction (qui fait bien entendu partie du clan des « non-croyants » qui estime que Dutroux est un prédateur isolé qui a enlevé des fillettes pour agrandir sa famille et les adopter (sic)….) que la plupart des parents des petites victimes ne se rendront même pas au procès de Dutroux en 2004, estimant qu’il s’agira d’une vulgaire mascarade qu’il est inutile cautionner par une présence.

En ce qui concerne les témoins X, on n’en parlera pas ou peu dans le cadre du procès Dutroux puisque cette partie du dossier a été disjointe pour permettre des suites d’enquête qui ne viendront sans doute jamais.

Entre fantasmes et réalités

Que penser de ces témoins X ? Sont-ils crédibles ?

Un premier constat : leur existence est incontournable. Ils racontent le même genre d’horreurs que narrent les victimes américaines du projet Monarch. Certains psychiatres belges qui ont examiné ces victimes affirment qu’elles ne sont ni délirantes, ni en état de démence ou de déséquilibre mental. Les experts précisent qu’il est certain que ces personnes ont bel et bien fait l’objet de sévices graves dans leur jeune âge.

Ont-ils raconté la vérité ?

Impossible de le dire. Mais il me semble inepte d’écarter ces récits parce qu’ils sont incroyables ou dérangeants. Ces dénonciations serviront peut-être de base pour nous expliquer une réalité dont nous n’avons aucune idée. L’un des gendarmes qui a été concerné par l’enquête Dutroux et qui a dénoncé certains des monstrueux dysfonctionnements qui paralysa l’enquête et empêcha que l’on sauve les enfants plus tôt m’expliqua la chose suivante : « selon certaines de mes indications, certains des témoins X mentent, reconstruisent la réalité. Ce sont des taupes envoyées par on ne sait qui et dont les mensonges et contradictions peuvent facilement être démontrés. Ils ont pour effet de décrédibiliser les propos des autres témoins, de semer le doute et la confusion parmi l’opinion publique et de contaminer le procès Dutroux avec le doute. ET surtout, ces faux témoins décourageront les vrais témoins, les authentiques victimes de ces réseaux de s’exprimer dans une telle cacophonie… » A mon avis, des gens comme David Icke par exemple, à cause de leur approximation, leur manque de rigueur et de recul nuisent à la cause en insistant que trop sur le côté sensationnaliste et en transformant des interprétations et des suppositions en certitudes. Les faits sont bien assez horribles et n’ont pas besoin de cette surenchère un chouïa emphatique. Cela ne va pas convaincre les vrais témoins, et ils existent, à venir s’exprimer et dénoncer des faits qui peuvent être vérifiés.

En d’autres termes, plutôt que de s’emballer sur le rôle joué par telle ou telle personnalité de la noblesse, de la politique ou du show business, il faudrait plutôt imaginer et mettre en place des structures d’accueil et de protection de ces témoins. Et garder l’esprit le plus ouvert possible car il se peut que ce que ces victimes nous raconteront nous secouera encore bien plus que tout ce qui a été dit jusqu’à présent dans le cadre de ses affaires. Je ne peux m’empêcher d’avoir le sentiment que ces témoins américains, belges etc.. ont parlé que parce qu’ « on » a bien voulu qu’ils parlent et que leur témoignage poursuivait des buts bien plus sordides de déstabilisation de l’opinion publique (qui n’a jamais autant vécu dans la peur) et de décrédibilisation des futurs témoins, des futures victimes. Je ne pense pas que les témoins X soient tous des menteurs mais je crois qu’ils ont été manipulés et mis sous pression avant de livrer le contenu de leur calvaire aux enquêteurs et aux journalistes.

Alain Gossens

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La Troisième Guerre mondiale se prépare : Objectif Iran 1ère partie : La guerre planétaire

L’humanité est à un carrefour dangereux : la guerre contre l’Iran est à un « stade de préparation avancé » et des systèmes d’armes de haute technologie, incluant des ogives nucléaires, sont complètement déployés.

Cette aventure militaire est sur la planche à dessin du Pentagone depuis le milieu des années 1990. D’abord l’Irak, ensuite l’Iran, peut-on lire dans un document déclassifié de l’US Central Command.

L’escalade fait partie du programme militaire. Alors que l’Iran représente la prochaine cible, avec la Syrie et le Liban, ce déploiement militaire stratégique menace également la Corée du Nord, la Chine et la Russie.

Depuis 2005, les États-Unis et leurs alliés, incluant leurs partenaires de l’OTAN et Israël, ont été impliqués dans le vaste déploiement et le stockage de systèmes d’armes perfectionnés. Les systèmes de défense antiaérienne des États-Unis, des pays membres de l’OTAN et d’Israël sont totalement intégrés.

Il s’agit d’une tentative coordonnée du Pentagone, de l’OTAN et de l’armée israélienne (Tsahal), avec la participation militaire active de plusieurs pays partenaires non membres de l’OTAN, dont les États arabes de premier plan (les membres du Dialogue méditerranéen et de l’Initiative de coopération d’Istanbul) : l’Arabie Saoudite, le Japon, la Corée du Sud, l’Inde, l’Indonésie, Singapore, et, entre autres, l’Australie. (L’OTAN comprend 28 États membres. Vingt et un pays supplémentaires sont membres du Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA) et le Dialogue méditerranéen et l’Initiative de coopération d’Istanbul comportent 10 pays arabes plus Israël.)

Les rôles de l’Égypte, des États du Golfe et de l’Arabie Saoudite (au sein de l’alliance militaire élargie) sont particulièrement pertinents. L’Égypte contrôle le transit des navires de guerre et des pétroliers par le canal de Suez ; l’Arabie Saoudite et les États du Golfe occupent les lignes de côtes sud-ouest du golfe Persique, du détroit d’Ormuz et du golfe d’Oman. Au début juin, « l’Égypte aurait permis à un navire israélien et 11 navires étasuniens de passer par le canal de Suez […] en guise de signal clair à l’Iran. […] Le 12 juin, les organes de presse régionaux rapportaient que les Saoudiens avaient accordé à Israël le droit de survoler leur espace aérien […] » (Muriel Mirak Weissbach, Israel’s Insane War on Iran Must Be Prevented., Global Research, 31 juillet 2010)

Dans la doctrine militaire post-11 septembre, ce déploiement massif d’équipement militaire a été défini comme un élément de la soi-disant « guerre mondiale au terrorisme », ciblant des organisations terroristes « non étatiques », incluant Al-Qaïda et les prétendus « états qui appuient le terrorisme », comprenant l’Iran, la Syrie, le Liban et le Soudan.

L’établissement de nouvelles bases militaires étasuniennes, le stockage systèmes d’armes perfectionnés, incluant des armes nucléaires tactiques, etc., ont été mis en œuvre en vertu de la doctrine de défense militaire préemptive sous l’égide de la « guerre mondiale au terrorisme ».

La guerre et la crise économique

Les plus vastes implications d’une attaque des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël contre l’Iran sont lourdes de conséquences. La guerre et la crise économique sont intimement liées. D’une part, l’économie de guerre est financée par Wall Street, qui fait office de créancier de l’administration étasunienne. Les fabricants d’armes étasuniens sont d’autre part les récipiendaires des contrats d’approvisionnement de plusieurs milliards de dollars du département de la Défense pour des systèmes d’armes perfectionnés. En retour, « la bataille du pétrole » au Moyen-Orient et en Asie centrale sert directement les intérêts des géants anglo-étasuniens de l’industrie pétrolière.

Les États-Unis et leurs alliés « appellent à la guerre » au plus fort d’une dépression économique mondiale, cela, sans compter la plus grave catastrophe environnementale de l’Histoire. Cela prend une tournure amère, car l’un des joueurs importants (BP) sur l’échiquier géopolitique du Moyen-Orient et de l’Asie centrale, connu autrefois sous le nom Anglo-Persian Oil Company, est le responsable du désastre écologique dans le golfe du Mexique.

Désinformation médiatique

Face aux conséquences probables de ce que l’on affiche comme une opération « punitive » ad hoc contre les installations nucléaires iraniennes plutôt qu’une guerre totale, l’opinion publique, influencée par le battage médiatique, se montre tacitement favorable, indifférente ou ignorante. Pourtant, les préparatifs de guerre comprennent le déploiement d’armes nucléaires fabriquées par les États-Unis et Israël. Dans ce contexte, les effets dévastateurs d’une guerre nucléaire sont soit banalisés ou ne sont tout simplement pas mentionnés.

La « vraie crise » qui menace l’humanité, selon les médias et les gouvernements, ce n’est pas la guerre, mais le réchauffement planétaire. Les médias fabriquent des crises là où il n’y en a pas, comme la pandémie mondiale H1N1, qui représentait « un péril planétaire ». Toutefois, personne ne semble redouter une guerre nucléaire promue par les États-Unis.

La guerre contre l’Iran est présentée à l’opinion publique comme un problème parmi tant d’autres. Elle n’est pas vue comme une menace à la « Terre mère » comme l’est le réchauffement planétaire. Elle ne fait pas la une des journaux. Qu’une attaque contre l’Iran puisse mener à une escalade et déclencher une « guerre mondiale » ne fait l’objet de préoccupation.

Le culte du massacre et de la destruction

L’engin meurtrier mondial est aussi maintenu par un culte enraciné du massacre et de la destruction qui imprègne les films hollywoodiens, sans parler des séries sur le crime et la guerre diffusées à heure de grande écoute à la télévision réseau. Ce culte de la tuerie est cautionné par la CIA et le Pentagone, qui appuient (financent) les productions d’Hollywood, lesquelles servent d’instrument de propagande de guerre :

« L’ancien agent de la CIA Bob Baer nous a dit qu’il « existe une symbiose entre la CIA et Hollywood » et a révélé que l’ancien directeur de la CIA George Tenet est actuellement « à Hollywood où il discute avec les studios » » (Matthew Alford et Robbie Graham, Lights, Camera… Covert Action: The Deep Politics of Hollywood, Global Research, 31 janvier 2009).

La machine meurtrière est déployée au niveau planétaire, dans le cadre de la structure unifiée de commandement au combat. Elle est invariablement préservée comme instrument incontesté de paix et de prospérité mondiale par les institutions gouvernementales, les médias privés, ainsi que par les mandarins et intellectuels du nouvel ordre mondial issus des boîtes de réflexion et des instituts d’études stratégiques de Washington.

Une culture de massacre et de violence s’est incrustée dans la conscience humaine.

La guerre est largement acceptée comme une phase du processus sociétal : la patrie doit être « défendue » et protégée.

Dans les démocraties occidentales, on maintient « la violence légitimée » et les exécutions sommaires de « terroristes » comme des instruments nécessaires à la sécurité nationale.

La soi-disant communauté internationale entretient une « guerre humanitaire ». Elle n’est pas condamnée comme acte criminel et ses principaux artisans sont récompensés pour leur contribution à la paix mondiale.

Concernant l’Iran, ce qui se déroule constitue la légitimation absolue de la guerre au nom d’une notion illusoire de sécurité planétaire.

Une attaque aérienne « préemptive » contre l’Iran mènerait à l’escalade

À l’heure actuelle il existe trois théâtres de guerre distincts au Moyen-Orient et en Asie centrale : l’Irak, l’Af-Pak (l’Afghanistan et le Pakistan) et la Palestine.

Si l’Iran faisait l’objet d’une attaque aérienne « préemptive » de la part des forces alliées, la région entière s’embraserait, de l’est de la Méditerranée à la frontière ouest de la Chine, du Pakistan et de l’Afghanistan, ce qui nous conduirait probablement à un scénario de Troisième Guerre mondiale.

La guerre s’étendrait par ailleurs au Liban et à la Syrie.

S’ils étaient exécutés, il est très peu probable que les bombardements soient circonscrits aux installations nucléaires iraniennes, comme l’affirment les déclarations officielles des États-Unis et de l’OTAN. Une attaque aérienne massive visant à la fois les infrastructures militaires et civiles – les systèmes de transport, les usines et les édifices publiques – est davantage probable.

Relativement aux réserves mondiales de pétrole et de gaz, l’Iran, détenant approximativement 10 % de celles-ci, se classe au troisième rang après l’Arabie Saoudite (25 %) et l’Irak (11 %). Par comparaison, les États-Unis possèdent moins de 2,8 % des réserves mondiales de pétrole, lesquelles sont estimées à moins de 20 milliards de barils. La région élargie du Moyen-Orient et de l’Asie centrale comprend des réserves de pétrole équivalant à plus de 30 fois celles des États-Unis, ce qui représente plus de 60 % de toutes les réserves du monde.

La récente découverte en Iran de la deuxième réserve de gaz en importance, Soumar et Halgan, est significative : on l’estime à 12,4 billions de pieds cube.

Cibler l’Iran n’a pas que pour but de réinstaurer le contrôle anglo-étasunien de l’économie pétrolière et gazière, y compris les routes de pipeline, mais également à s’opposer à l’influence de la Chine et de la Russie dans la région.

L’attaque planifiée contre l’Iran fait partie d’une feuille de route militaire mondiale coordonnée. Il s’agit d’une étape de la « longue guerre » du Pentagone, une guerre sans frontières à but lucratif, un projet de domination mondiale, une succession d’opérations militaires.

Les planificateurs militaires des États-Unis et de l’OTAN ont envisagé divers scénarios d’escalade militaire. Ils sont aussi pleinement conscients des implications géopolitiques, à savoir que la guerre pourrait s’étendre au-delà de la région du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. Par ailleurs, les impacts économiques sur les marchés du pétrole, etc., ont été analysés.

Alors que l’Iran, la Syrie et le Liban sont des cibles immédiates, la Chine, la Russie et la Corée du Nord, sans parler du Venezuela et de Cuba, font également l’objet de menaces de la part des États-Unis.

La structure des alliances militaires est en jeu. Les déploiements, les exercices et les entrainements militaires des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël effectués aux frontières immédiates de la Russie et de la Chine sont directement liés à la guerre envisagée contre l’Iran. Ces menaces et le moment choisi pour les proférer informent clairement les anciennes puissances de la guerre froide qu’elles ne doivent intervenir d’aucune manière pouvant empiéter sur une attaque contre l’Iran menée par les États-Unis.

Guerre planétaire

L’objectif stratégique à moyen terme est de cibler l’Iran et de neutraliser ses alliés par la diplomatie de la canonnière. L’objectif militaire à long terme consiste à cibler directement la Chine et la Russie.

Alors que l’Iran représente la cible immédiate, le déploiement militaire est loin d’être limité au Moyen-Orient et à l’Asie centrale : un programme militaire mondial a été formulé.

Le déploiement de troupes coalisées et de systèmes d’armes perfectionnés par les États-Unis, l’OTAN et ses partenaires a lieu simultanément dans toutes les grandes régions du monde.

Les récents actes de l’armée étasunienne le long du littoral nord-coréen, y compris la conduite de jeux de guerre, relèvent d’un plan mondial.

Visant principalement la Russie et la Chine, les exercices militaires, les exercices de guerre et les déploiements d’armes des États-Unis de l’OTAN et des alliés, sont menés parallèlement dans les grandes zones géopolitiques sensibles :

-dans la péninsule coréenne, la mer du Japon, le détroit de Taïwan, la mer de Chine méridionale, menaçant la Chine;

-en Pologne, des missiles Patriot sont déployés, alors qu’en République Tchèque un centre d’alerte lointaine est mis sur pied, tous deux menaçant la Russie;

-en Bulgarie, en Roumanie et sur la mer Noire des déploiements navals menacent la Russie;

-en Géorgie, les États-Unis et l’OTAN déploient des troupes

-dans le golfe Persique, un gigantesque déploiement naval dirigé contre l’Iran a lieu, incluant des sous-marins israéliens.

Concurremment, la Méditerranée orientale, la mer Noire, les Caraïbes, l’Amérique centrale et la région des Andes en Amérique du Sud se militarisent continuellement. En Amérique latine et dans les Caraïbes, les menaces visent le Venezuela et Cuba.

L’« aide militaire » étatsunienne

Par ailleurs, des transferts d’armes de grande envergure à des pays sélectionnés ont été entrepris sous la bannière de l’« aide militaire » étasunienne, dont une vente d’armes à l’Inde de 5 milliards de dollars visant à renforcer la puissance de l’inde face à la Chine. (Huge U.S.-India Arms Deal To Contain China, Global Times, 13 juillet 2010).

« [La] vente d’armes améliorera les liens entre Washington et New Delhi et, intentionnellement ou non, aurait pour effet de limiter l’influence de la Chine dans la région. » (Cité dans Rick Rozoff, Confronting both China and Russia: U.S. Risks Military Clash With China In Yellow Sea, Global Research, 16 juillet 2010)

Les États-Unis ont des accords de coopération militaire avec de nombreux pays d’Asie du Sud-Est, dont Singapore, le Vietnam et l’Indonésie, comprenant de l’« aide militaire » ainsi que la participation à des jeux de guerres menés par les États-Unis en bordure du Pacifique (juillet-août 2010). Ces accords appuient le déploiement d’armes contre la République populaire de Chine. (Voir Rick Rozoff, Confronting both China and Russia: U.S. Risks Military Clash With China In Yellow Sea, Global Research, 16 juillet 2010).
En lien plus étroit avec l’attaque planifiée contre l’Iran, les États-Unis arment de la même manière les États du Golfe (le Bahreïn, le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes unis) de missiles terrestres intercepteurs, de Patriot Advanced Capability-3, d’un système de défense de zone du théâtre à haute altitude (THAAD), ainsi que de missiles intercepteurs mer-air Standard 3, installés sur des navires de guerre équipés du système Aegis et situés dans le golfe Persique. (Voir Rick Rozoff, NATO’s Role In The Military Encirclement Of Iran, Global Research, 10 février 2010).

Le calendrier de stockage et de déploiement militaire

Concernant les transferts d’armes des États-Unis à des pays alliés et partenaires, le moment choisi pour la livraison et le déploiement est crucial. En temps normal, le lancement d’une opération militaire organisée par les États-Unis se produirait une fois que ces systèmes d’armes sont en place, déployés efficacement et que le personnel est entraîné. (En Inde par exemple)

Nous assistons à un plan militaire mondial soigneusement coordonné, contrôlé par le Pentagone et impliquant les forces armées combinées de plus de 40 pays. Ce déploiement militaire multinational et planétaire est de loin la plus importante démonstration de systèmes d’armes perfectionnés de l’Histoire.

De surcroît, les États-Unis et leurs alliés ont établi de nouvelles bases militaires dans différentes régions du monde : « La surface de la Terre est structurée comme un vaste champs de bataille. » (Voir Jules Dufour, Le réseau mondial des bases militaires US, Mondialisation.ca, le 10 avril).

La structure de commandement unifié divisée en commandements géographiques est basée sur une stratégie de militarisation à l’échelle planétaire. « L’armée étasunienne possède des bases dans 63 pays et de toutes nouvelles bases militaires ont été construites dans 7 pays depuis le 11 septembre 2001. En tout, 255 065 personnels militaires étasuniens sont déployés à travers le monde. (Voir Jules Dufour, Le réseau mondial des bases militaires US, Mondialisation.ca, le 10 avril 2007)

Source: DefenseLINK-Unified Command Plan

Scénario de Troisième Guerre mondiale

« Le monde et les zones de responsabilité des commandants » (voir la carte ci-dessus) définit le plan militaire mondial du Pentagone, lequel est un plan de conquête du monde. Ce déploiement militaire a lieu simultanément dans plusieurs régions et est coordonné par les commandements régionaux étasuniens. Il comprend le stockage de systèmes d’armes de fabrication étasunienne par les forces des États-Unis et des pays partenaires, dont certains sont d’anciens ennemis, comme le Vietnam et le Japon.

Le contexte actuel est caractérisé par un accroissement du potentiel militaire planétaire contrôlé par une superpuissance mondiale utilisant ses nombreux alliés pour déclencher des guerres régionales.

En revanche, la Seconde Guerre mondiale était une conjonction de théâtres de guerre régionaux distincts. En raison des technologies des années 1940, il n’existait pas de coordination stratégique « en temps réel » des actions militaires entre de vastes régions géographiques.

La guerre planétaire est fondée sur le déploiement coordonné d’une seule puissance militaire dominante supervisant les actions de ses partenaires et de ses alliés.

À l’exception d’Hiroshima et de Nagasaki, la Seconde Guerre mondiale était définie par l’utilisation d’armes conventionnelles. La planification d’une guerre planétaire repose sur la militarisation de l’espace. Si une guerre contre l’Iran était déclenchée, on utiliserait non seulement des armes nucléaires, mais aussi toute la gamme de systèmes d’armes perfectionnés, incluant des méthodes électrométriques et des techniques de modification de l’environnement (ENMOD).

Le Conseil de sécurité des Nations Unies

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté au début juin une quatrième ronde de sanctions radicales contre la République islamique d’Iran, comprenant un embargo élargi sur les armes, ainsi que des « contrôles financiers plus sévères ». Amère ironie du sort, cette résolution est passée dans les jours suivant le refus catégorique du Conseil de sécurité (CS) d’adopter une motion condamnant Israël pour son attaque contre la Flottille de la liberté de Gaza en eaux internationales.

La Russie et la Chine, sous la pression des États-Unis, ont cautionné le régime de sanctions du CS à leurs propres dépens. Leur décision au sein du CS contribue à affaiblir leur propre alliance militaire, l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), dans laquelle l’Iran a un statut d’observateur. La résolution du CS paralyse les coopérations militaires bilatérales et les accords commerciaux respectifs de la Chine et de la Russie avec l’Iran. Elle a également de profondes répercussions sur le système de défense aérien de l’Iran, lequel dépend en partie de la technologie et de l’expertise russe.

Cette résolution du CS donne de facto le « feu vert » au déclenchement d’une guerre préemptive contre l’Iran.

L’Inquisition étasunienne : la création d’un consensus politique pour la guerre

En chœur, les médias occidentaux ont désigné l’Iran comme une menace à la sécurité mondiale en raison de son prétendu (inexistant) programme d’armement nucléaire. Faisant écho aux déclarations officielles, les médias demandent maintenant l’exécution de bombardements punitifs en Iran pour assurer la sécurité d’Israël.

Les médias occidentaux appellent à la guerre. Par le biais de reportages successifs, ad nauseam, le but consiste à inculquer tacitement dans la conscience des gens l’idée que la menace iranienne est réelle et que la République islamique doit être mise « hors jeu ».

Ce mécanisme de création d’un consensus favorable à la guerre est similaire à l’Inquisition espagnole : il requiert et exige la soumission à l’idée que la guerre est une entreprise humanitaire.

La vraie menace à la sécurité mondiale, connue et documentée, émane de l’alliance entre les États-Unis, l’OTAN et Israël. Cependant, dans un environnement inquisitorial, les réalités sont sens dessus dessous : les bellicistes sont dévoués à la paix et les victimes de la guerre sont présentées comme les protagonistes de celle-ci. Alors qu’en 2006 presque les deux tiers des Étasuniens s’opposaient à une action militaire contre l’Iran, un récent sondage Reuter-Zogby, effectué en février 2010 suggère que 56 % des Étasuniens sont favorables à une telle action de la part des États-Unis et de l’OTAN.

Fabriquer un consensus politique basé sur un parfait mensonge ne peut toutefois pas reposer uniquement sur la position officielle de ceux qui sont à la source du mensonge.

Le mouvement antiguerre aux États-Unis, partiellement infiltré et coopté, a pris une position faible à l’égard de l’Iran. Ce mouvement est divisé. L’accent a été mis sur des guerres qui ont déjà lieu (Afghanistan, Irak) plutôt que sur la ferme opposition à des guerres en préparation et en ce moment même sur la planche à dessin du Pentagone. Depuis l’inauguration de l’administration Obama, le mouvement antiguerre a perdu de son élan.

En outre, ceux qui s’opposent activement aux guerres en Afghanistan et en Irak ne s’opposent pas nécessairement à des « bombardements punitifs » de l’Iran et ne définissent pas non plus ceux-ci comme un acte de guerre pouvant possiblement être un prélude à la Troisième Guerre mondiale.

L’envergure des manifestations antiguerre en ce qui a trait à l’Iran a été minime comparativement aux manifestations massives ayant précédé les bombardements et l’invasion de l’Irak en 2003.

La vraie menace à la sécurité mondiale provient de l’alliance des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël.

Dans l’arène diplomatique, la Chine et la Russie ne s’opposent pas à l’opération iranienne. Celle-ci est appuyée par les gouvernements des États arabes de premier plan intégrés au Dialogue méditerranéen organisé par l’OTAN. Elle a par ailleurs l’appui de l’opinion publique occidentale.

Nous appelons les gens du pays, des États-Unis, de l’Europe de l’Ouest, d’Israël, de la Turquie et du monde entier à s’élever contre ce projet militaire, contre leurs gouvernements qui appuient une action militaire contre l’Iran, contre les médias qui servent à camoufler les conséquences dévastatrices d’une guerre contre l’Iran.

Le programme militaire favorise un système économique mondial destructeur et motivé par le profit, appauvrissant de vastes groupes de population à travers le monde.

Cette guerre est une pure folie.

La Troisième Guerre mondiale sera terminale. Albert Einstein avait compris les périls d’une guerre nucléaire et l’extinction de la vie sur terre, laquelle a déjà débuté avec la contamination radioactive provenant de l’uranium appauvri. « Je ne sais pas avec quelles armes on combattra durant la Troisième Guerre mondiale, mais durant la Quatrième, ce sera avec des pierres et des bâtons. »

Les médias, les intellectuels, les scientifiques et les politiciens, tous en chœur, occultent la vérité non dite, à savoir qu’une guerre menée avec des ogives nucléaires détruit l’humanité et que ce processus complexe de destruction graduelle a déjà débuté.

Lorsque le mensonge devient vérité, il n’y a pas de retour en arrière.

Lorsque la guerre est perpétuée comme entreprise humanitaire, la Justice et tout l’appareil judiciaire international sont bouleversés : le pacifisme et le mouvement antiguerre sont criminalisés et l’opposition à la guerre devient un acte criminel.

Le Mensonge doit être dénoncé pour ce qu’il est et ce qu’il fait.

Il sanctionne le massacre, sans distinction, d’hommes, de femmes et d’enfants.

Il détruits des familles et des gens. Il détruit l’engagement des êtres humains envers leurs semblables.

Il empêche les gens d’exprimer leur solidarité avec ceux qui souffrent. Il maintient la guerre et l’État policier comme la seule avenue.

Il détruit à la fois le nationalisme et l’internationalisme.

Mettre fin au mensonge équivaut à mettre fin à un projet criminel de destruction planétaire dans lequel la quête du profit constitue la force primordiale.

Ce programme militaire à but lucratif anéantit les valeurs humaines et transforme les gens en zombies inconscients.

Renversons la vapeur.

Contestons les criminels de guerre en hauts lieux et les puissants groupes de pression privés qui les soutiennent.

Démolissons l’Inquisition étasunienne.

Minons la croisade militaire des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël.

Fermons les usines d’armement et les bases militaires.

Ramenons les troupes à la maison.

Les membres des forces armées devraient désobéir aux ordres et refuser de participer à une guerre criminelle.

Article original en anglais : Preparing for World War III, Targeting Iran, Part I: Global Warfare, publié le 1er août 2010.

Traduction par Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).

Guerre et mondialisation

Mondialisation de la pauvreté.

Articles de Michel Chossudovsky publiés par Mondialisation.ca

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La Troisième Guerre mondiale se prépare

Le Moyen-Orient, au bord d’une nouvelle « préventive » ?

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=20621
Extrait de l’article:
« … Avec les arsenaux en présence, ne pas prendre réellement conscience de la menace qui pèse sur le Moyen-Orient risque de nous faire basculer dans la pire crise que le monde ait à traverser… sans savoir si son issue ne sera pas une apocalypse planétaire ! Bien que certains illuminés souhaitent cette confrontation dans leur vision idéologique et infantile d’une fin des temps qui verrait leur « Messie » revenir sur terre, l’heure est grave. Bien plus qu’elle ne l’a sans doute jamais été. La déflagration d’une telle guerre n’aura rien de virtuel, et personne ne sait quelles terrifiantes conséquences en découleraient et pour combien de décennies. Si nous pensons que la crise que nous traversons aujourd’hui est pénible, longue et difficile, il y a tout lieu de croire que ce n’est qu’une partie de plaisir par rapport à ce qui déferlerait sur nous dans l’hypothèse d’un tel scénario. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés et penser que cela ne nous concerne pas. Nous devons tout faire – à commencer par nous informer correctement – chacun avec nos moyens si humbles soient-ils, pour empêcher qu’une telle guerre soit lancée, parce que si ce conflit est déclenché, nous n’aurons alors plus le choix entre le chaos de cette nouvelle « préventive » ou la patience de négocier un accord équilibré entre parties. C’est sans aucun doute l’un des défis les plus urgents à relever dans l’immédiat pour la société civile, les ONG et chacun d’entre nous. Même si une partie de l’administration américaine, les néoconservateurs et le lobby israélien sont puissants, ils restent minoritaires en nombre. Et quoi qu’en disent certains, le président Obama n’est pas le président Bush. À un trimestre des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, pourra-t-il contenir les va-t’en- guerre qui le pressent de toutes parts ? Il faut vraiment espérer que oui, et il nous reste donc peut-être une petite lueur d’espoir pour agir : ne la laissons pas passer… »

Daniel Vanhove –Observateur civil, Auteur de La Démocratie Mensonge – 2008 – Ed. Marco Pietteur – coll. Oser Dire.

Daniel Vanhove est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca. Articles de Daniel Vanhove publiés par Mondialisation.ca

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Les Etats-Unis bomberaient intentionnellement des civils..? Pourquoi … est probablement votre question ?

Pour permettre aux forces alliées de rester en Irak, une guerre civile est une nécessitée !
En effet cela permettrait aux Kurds et Shia de briser le pays sur des lignes ethniques et séparatistes des peuples Sunnites qui généralement supportent les insurgent (ou Combattant de la Liberté/Mujahideen appellation utilisée par les Sunnites Iraquiens) !
– SAS attrapés par la police Irakienne déguisés en « terroristes » coutant la vie a 2 policiers Irakiens lors de l’arrestation :

Premièrement il faut préciser :
Zarqawi a prouvé mainte et mainte fois.. Qu’il n’existe pas !!

Et pourtant l’administration Bush, aujourd’hui Obama, et les medias Américains accusent chaque attaque sur le « fantôme » Zarqawi et Al-Qaida en Irak.

Pure propagande pour la consumation du grand public Américains. Zarqawi n’existe pas…! Il a été tué par les bombardements Américains au commencement de la guerre
Comme il a été remarqué dans des articles récents, Dick Cheney de l’administration Bush a enfoncé la connection du complot Al-Qaida/Irak bien au fond de la gorge de la CIA.

En effet, Cheney insistait sur le fait que Mohamed Atta, le présumé terroriste du 11 septembre, avait rencontré des membres du gouvernement Irakien de feue Saddam Hussein, bien qu’alors cela ne soit jamais arrivé.

Les portes paroles de la CIA ont répété à maintes reprises à Cheney et autres de son cercle qu’il était très improbable que les agents Irakiens  aient rencontrés à Prague en République Tchèque le Hijaker du 11 sep 2001 Mohamed Atta juste avant les attaques.
Pourtant Dick Cheney maintient encore aujourd’hui le lien Atta/Irakiens de l’ancien régime car sans ce lien Irak/Al-qaida, Bush ne pouvait pas « vendre » une guerre au public Américain. Dick Cheney hijacked la politique étrangère Américaines et maintenant nous vivons l’horreur qu’ils ont créé !!

Bombardant des innocents Shia Irakiens et l’attribuant aux insurgent Sunnit Irakiens & « fantôme » Zarqawi est le meilleur moyen de distiller une guerre civil en Irak entre les factions religieuses.

A ces jours, il y a un plein d’insurgent en Irak. Il est pratiquement impossible de rester en un morceau en dehors des « zones vertes », lesquelles sont très limitées. Le contrôle de l’armée Américaine et Anglaise est en fait contenu dans ces « zones vertes », avec les insurgent contrôlant le reste de l’Irak. La cerise sur le gâteau : les medias ne reportent jamais que les insurgent incluent non seulement les Sunnites… Mais également les Shias ! Cela abîmerait bien évidemment la fausse perception que les Sunnites tuent les Shias n’est ce pas.

Nous nous devons aussi d’ajouter les fausses lettres fabriquées de Zawahiri à Zarqawi dans lesquelles Zarqawi est demandé de se passer des salutations a soi-même…

Quand les 2 soldats SAS furent capturés par la police Irakiennes après en avoir tué 2 d’entre eux, il est devenu clair que ces 2 SAS furent utilisés pour assassiner des Iraquiens Shia. De nouveaux reports ont circulé que l’armée Mehdi ont infiltré la police Irakienne du sud, mais cela fut connue de tous depuis le tout début ! Ce n’était pas nouveau.

Bien plus choquant fut la révélation que les voitures piégées utilisées afin de massacrer des civils Shia Iraquiens furent volées aux Etats-Unis!!

Il est certain que les insurgent ne pouvaient pas monter une opération de vole de voiture puis les transportant en douce de retour en Irak spécialement pour attaques terroristes…!

La raison de l’armée Américaine d’utiliser des SAS pour massacrer des Civils Irakiens déguisés en « Al-qaida terroriste » est que ce sont en pays Anglophones les mieux équipés pour faire le travaille, lequel est le point central d’une guerre civile en Irak. Nous avons maintenant de nouvelles évidences que les bombes sont plantées par les commandos de la Grande-Bretagne.

Les SAS sont passés maître dans l’art de se fondre dans la masse. Les SAS transportent plus d’armes et d’équipements que le reste de l’armée Anglaise. Les SAS sont aussi mieux préparés à toutes éventualités que tout le reste de l’armée Anglophone. Ce sont les meilleurs soldats anglophones. Pour chaque opération seulement 60 SAS deviennent actifs sur un total de 350 et travaillent généralement en groupes de 4.

Diviser et régner ! Américains dans les régions Kurde du nord et les Anglais dans les régions Shia du sud, avec les Sunnites enfermés au milieu sans pétrole, depuis que les réserves sont principalement dans le nord et le sud.

La triste réalité …. Energie pompée mélangé du sang des innocents vers l’économie Américaine et Anglaise!
Apres tout, Bush a bien précisé aux gouvernements Français et Allemand… Qu’il ne partagerait pas les « récompenses » de la guerre en Irak…

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Monté en colère autour des supposés « attentats Terroristes » du 07/07/05 à Londres, …Un autres 11 septembre ?

Le 5eme anniversaire de cette fatale matinée à Londres le 07 juillet 2005 vient de passer, Quoi qu’il en soit la mémoire est toujours très vive en outre-mer !

Et inconsistance dans le rapport official sur ces événements ont fait germer les soupçons de l’opinion public Anglaise sur un « inside-job » (travaille de l’intérieur) tout comme 84% des américains soupçonnent leur gouvernement de meurtre le 11 septembre 2001  tant attendu des alarmistes d’un complot international des Elites-Aristocratiques sur les peuples.

Londres 7 juillet 2005 Wikipedia :

À 8h50 du matin, 3 Bombes explosèrent avec un intervalle de 50 secondes sur 3 lignes respectives du métro Londoniens.

Une 4eme explosa 1 heure plus tard à 09.47  sur Tavistock square. Les explosions tuèrent 56 personnes, incluant les 4 présumés « terroristes », blessant 700 passagers, et la disruption national de toute la téléphonie sans fil.

Il n’est pas clair pourquoi des « terroristes », allant se faire exploser, laissent des preuves évidentes dans leur voiture parquée devant la gare de Luton ce qui amènera la police à découvrir une « usine » (terme des journaux populaires londoniens) de bombes artisanales à Leeds.

L’ « usine » apparaît avoir été préparées à la fabrication futures de nombreux autres engins explosifs dont plusieurs auraient été retrouvés dans la voiture même des présumés « terroristes » laissée à la station de Luton.

En addition, les « terroristes » ont acheté un ticket aller-retour de Luton à Londres. Les 3 premières bombes explosèrent sur un espace de 50 secondes, donc 2 choix s’offrent à nous :
–       1 : Les engins explosifs étaient connectés à une télécommande à distance
–       2 : Ils se sont mis d’accord d’une précision militaire sur le temps précis du déclenchement des explosions.

Le gouvernement jusqu’à ce jour refuse toute enquête public indépendante sur l’affaire arguant que :
« Ce serait des dépenses inconsidérées aux ressources et ferait travailler inutilement des membres de l’état clefs ainsi que des officiers de police » a-t-on répondu…
L’ex-Premier ministre Tony Blair a même ajouté qu’une enquête publique indépendante ferait souffrir le support des services de sécurités.

Plusieurs groupes se sont créés depuis dont des survivants et familles des victimes et poursuivent jusqu’à ce jour le gouvernement en cour suprême et cour d’Europe pour une enquête public complète.
Le ministre de l’intérieur bis, David Davis note :
« Il devient de plus en plus claire que l’histoire présentée au public et parlement est des plus bizarres avec les faits. »

Donc l’histoire du 7 juillet que nous sommes tous venu a accepter fut :
– Quatre Musulmans – Mohamed Sadique Khan, 30 ans, Shehzad Tanweer, 22 ans, Jermaine Lindsay, 19 ans, et Hasib Hussein, 18 ans – se suicident en utilisant des explosifs fait-maison, tuant 56 personnes, blessant 700 sur 3 différentes lignes de métro et un bus a double étage. Partent de chez eux en voiture jusqu’à la gare de Luton et voyagèrent par voie ferroviaire au cœur de Londres « King’s Cross Station »

Une version des événements endossée par les parlementaires aux plus hauts niveaux depuis une enquête et rapport gouvernementale, les deux publiés en Mai 2006 dix mois après les événements, basé sur 12500 interview, l’examination par la police de 142 ordinateurs et 6000 heures d’enregistrement de cameras de surveillance. Le rapport insistait sur le fait que les « terroristes » ont agie de leur propre chef, construisant des explosifs faits de farines de chapatti et cheveux décolorant mélangés dans une baignoire à Leeds une ville du Yorkshire, dont les quatre avaient une famille et des amis.

Mais les familles des victimes et un nombre toujours croissant des survivants des attaques du 7 juillet 2005 clament que le rapport officiel est rempli d’inconsistances et d’erreurs basics dont le besoin d’explication est devenu nécessaire.

Tellement nécessaire que les familles des victimes et survivants des attaques ont saisi la cour suprême afin de forcer le ministre de l’intérieur d’autoriser une enquête publique indépendante complète dont le but est de répondre sur des questions clefs de ce que les services secrets et la police savaient ou ne savaient pas avant les attaques.

Cependant, le refus absolue du gouvernement Anglais de répondre à leur demande à un très dangereux mauvais effet, alimentant une myriade de complots du gouvernement et de la monarchie anglaise sur les 2 attaques « terroristes » du 7/07/05 et 11/09/01.

Livres, blogs Internet, et plusieurs documentaires vidéo pointent les bizarreries des acomptes officieux. Plus alarmant, les vidéos accusant la monarchie et le gouvernement d’un complot nationale ET internationale sont visualisées dans les mosquées de tout le pays afin de supprimer tout sentiment anti-breton. Le dirigent de la mosquée centrale de Birmingham a depuis pointé que les identités des « terroristes » fut très curieusement découvertes rapidement :

« Lorsque qu’un corps est exposé à une explosion d’une telle proximité, il est déchiré de toute part. Donc comment ce fait il que les papiers d’identités de ces jeunes gens  trouvés sur la scène furent dans un parfait état ? Les a-t-on placés là ? »
L’impact des documentaires a contrebalancé le ressentit des musulmans du pays.
Ajoutant : – Il y a peu de doutes que le gouvernement est fait cela eux-mêmes à ces quatre jeunes gens et que les attaques ne furent pas du tout le travaille de terroristes musulmans, mais le travaille du gouvernement afin de supporter la guerre en Irak, en Afghanistan, et un plus grand contrôle sur les bretons en faisant de tout le pays un état-policier.

Voici ici un des documentaires du 7 juillet : « Ludicrous Diversions »
Les inconsistances
:
Le journal Anglais « The Mail » 3 juillet 2009 : Dans L’après-midi du 7 juillet, Tony Blair retourna a « Downing Street » pour annoncer que l’attaque fut un acte « au nom de l’islam ». Plus tard, à l’assemblé du comité d’urgence national du gouvernement : COBRA, Le policier en chef de la section anti-terreur Andy Hayman disait aux ministres présents qu’il suspectait une attaque suicide !

L’heure à laquelle les quatre musulman ont pris le train en cette matinée fatidique depuis Luton vers Londres est le centre du puzzle, rappelons que les trois explosions éclatèrent TOUTES LES TROIS à exactement 8h50 du matin sur trois lignes séparées de Edgware Road, Aldgate et King’s Cross, suivies du bus rouge à double-étage 1 heure plus tard près de Tavistock Square.

Le rapport officiel dit que les bombagistes ont pris le train a 7h40 depuis Luton, lequel serait arrivé a King’s Cross juste a temps d’embarquer dans le Métro.
Cependant, le train de 7h40 n’est jamais arrivé ce matin… Il a été annulé !
Le gouvernement a depuis corrigé cette information, mais seulement après que les survivants ont soulevé l’erreur, disant que les bombagistes ont pris un train plus tôt, celui de 7h25 depuis Luton pour le voyage de 35 minutes vers King’s Cross et devait arrivé dans la capitale à 8h00.
Cela a jeté plus de questions qu’ils n’en ont répondu car le train est arrivé à Luton 23 minutes en retard et est arrivé dans la gare de King’s Cross à 8h23, ont répondu les dirigeants de la station.

Selon l’association « The July Seventh Truth Campaign » (Campagne sur la vérité du 7 juillet), un autre groupe appelant à une enquête public : Ceci place encore une fois l’heure de la version officielle en doute.

En effet, l’image photo d’une camera de surveillance de la station de Luton est la seule image des quatre jeunes gens ensemble le 7 juillet. Bizarrement, pas une seule image filmée CCTV mouvante ou statique d’eux à Londres n’a jamais été présentée au public bien que Londres et ses stations soient équipées de caméras de surveillances couvrant TOUS les angles dans les stations de métro londonien faisant d’elle la ville la plus surveillée au monde.

Cependant l’image de la gare de Luton est de pauvre qualité et les visages des trois bombagistes sont inidentifiables. La photo est enregistrée à six secondes avant 7h22 et regardez l’erreur grossière preuve d’un montage photo.

Donc si c’était est le cas, ces quatre jeunes gens n’auraient eu que trois minutes  pour monter les escaliers de la gare de Luton, acheter leurs tickets aller-retour de 22£ et arriver sur la plateforme, laquelle était bondée de tous les passagers souffrant ce même matin la disruption des horaires de train.

Terreur fictive Wiseup journal: Le Directeur manageur de « Visor Consultant » (Écran consultant) Peter Power a dénoncé sur ITV et BBC que sa compagnie de management des crises a exercé une attaque terroriste fictive précisément au même matin… aux 3 même stations de métro… et à la même heure.. ! Et une attaque supplémentaire Fictive sur terre se déroulant à la même heure et le même jour.
Probabilité d’un entraînement et d’une attaque terroriste coïncidant par chance le même jour sur une période de 10 ans :
1 chance sur 3,715,592,613,265,750,000,000,000,000,000,000,000,000

Et ce sont de telles inconsistances qui alimentent de profondes questions.

Un documentaire sur la chaîne télé BBC2 appelé : « fichiers conspirateurs du 7 juillet » révèle l’existence d’une vidéo de 56 minutes « Ripple Effects » : accusant Tony Blair, le gouvernement, la police, les services secrets israéliens et bretons d’avoir assassiné des innocents morts ce jour afin d’alimenter des sentiments anti-islamiques et un support public de leur « guerre à la terreur ». La vidéo avance que les quatre musulmans britanniques se seraient faits piéger par les autorités en prenant part à ce qui ne devait être qu’un exercice d’entraînement anti-terreur. Mais ce que l’on ne leur aurait pas dit, la vidéo avance, est que le gouvernement allait les faire exploser avec d’autres passagers, et prétendre que les quatre jeunes gens furent des terroristes.

L’auteur de la vidéo « Ripple Effects«  est un sexagénaire du Yorkshire Anthony John Hill vivant à Kells en Irlande fut arrêté et a combattu une extradition vers la Grande-Bretagne car la police l’accusait de pervertir le cours de justice après avoir envoyé une copie de sa vidéo à un membre du jury jugeant un cas de terrorisme. Le film Internet demande pourquoi un grand nombre de survivants des attaques dans le métro précisent que les explosions venaient du dessous du train à travers le sol.

Selon la source : http://infokrieg.tv / la chaîne BBC au 30 juin 2009 confirme que le sol du train était plié vers le haut et non pas vers le bas comme cela aurait été le cas si un sac à dos explose à l’intérieur. prisonplanet.com – Paul Watson.

Et pourquoi aucun passager de la ligne ferroviaire Londres-Luton ne se rappelle clairement des quatre bombagistes avec leurs énormes sacs-à-dos en cette triste matinée ?

Était-ce un suicide ?

The Mirror: “pourquoi ont-ils acheté un billet de train aller-retour vers Luton? Pourquoi ont-ils payé leur parking de voiture ? Les bombagistes londoniens se sont peut-être faits piéger sur une histoire d’attaque suicide ».

New York Times : « Chacun de ces quatre hommes morts dans l’attaque du 7 juillet ont acheté un ticket aller-retour de Luton vers Londres. La voiture de location de Germaine Lindsay montrait clairement derrière le pare-brise un ticket de parking pour 7 jours. Quelques officieux de la police considèrent et même acceptent la possibilité que les quatre hommes n’ont pas commis de suicide mais se sont faits piéger ».

Comment est-ce que quatre supposés terroristes qui sont morts sur trois lignes de métro et un bus se serait fait tirer par la police dans la rue ?

The New Zealand Herald: Un Nouvel Zélandais travaillant pour Reuters à Londres disant que deux de ses collègues auraient assisté à un (non-confirmé par les autorités) tir de la police sur apparemment deux présumés terroristes justes en dehors de la tour HSBC à Canari Wharf se trouvant à l’est de Londres.

Canada Globe et le journal The Mail ont reporté un incident non confirmé de la police tirant sur des bombagistes en dehors de la tour HSBC.

Il est également intéressant de noter que la compagnie Verint Systems responsable des caméras de sécurité sur tous les transports ferroviaires Londonien et employant approximativement 1000 employés n’ont pas fourni UNE seule image CCTV mouvante ou statique de ces quatre jeunes gens abordant le métro !

Prétendant que leurs caméras ne marchaient pas !

Commentaire :
Est ce que ces explosions du 7 juillet à Londres seraient une attaque suicide fictive tout comme le 11 septembre 2001 l’a été par ces criminels sans états d’âme du « New World Order » (Nouvel Ordre Mondial) dans l’ordre de promouvoir un meilleur contrôle sur les peuples de l’Ouest à leur conquête du monde ? Si c’est le cas, que nous prépare-t-il pour la suite ? Pour ce qui en est d’Al Qaida, oubliez : Selon Le Conseil Des Relations Étrangères et des services secrets français Al Qaida sont des histoires à dormir debout !

Il est très bizarre que le gouvernement breton n’autorise pas une enquête indépendante et qui plus est les circonstances et les événements sont des plus bizarres.

Par le biais, notez comment la presse des masses, prudemment et antidémocratiquement, désigne les sceptiques de la déclaration officielle de « conspirateurs théoriques ». Cela crée un idiome des chercheurs de la vérité. Mais dans l’état présent de ces affaires les gens derrière l’intenable déclaration officielle semblent être les « conspirateurs terroristes » !

Ces mots « conspirations théoriques » ont permis un océan de coups-sous-la-ceinture-dictatoriale

Jonah Damon

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Les vastes réserves afghanes de gaz naturel et de pétrole : « la guerre en vaut la peine » par Michel Chossudovsky

 

Le bombardement et l’invasion de l’Afghanistan en 2001 ont été présentés à l’opinion publique mondiale comme une « guerre juste », une guerre contre les talibans et Al-Qaida, une guerre pour éliminer le « terrorisme islamique » et établir une démocratie à l’occidentale.

Les dimensions économiques de la « guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) sont rarement mentionnées et la « campagne de contre-terrorisme » post-11 septembre a servi à occulter les objectifs réels de la guerre des États-Unis et de l’OTAN.

 


La guerre contre l’Afghanistan relève d’un programme à but lucratif : c’est une guerre de conquête économique et de pillage, une « guerre de ressources ».

Même si l’Afghanistan est reconnu comme un foyer stratégique en Asie centrale, aux frontières de l’ex-Union Soviétique, de la Chine et de l’Iran, au carrefour de routes de pipelines et d’importantes réserves de pétrole et de gaz naturel, son énorme richesse minière ainsi que ses réserves de gaz naturel inexploitées sont demeurées totalement inconnues du public étasunien jusqu’en juin 2010.

Selon un rapport conjoint du Pentagone, de l’US Geological Survey (USGS) et de l’USAID, on dit maintenant de l’Afghanistan qu’il possède des réserves minières inexploitées et « jusqu’alors méconnues », estimées péremptoirement à un billion de dollars. (New York Times, U.S. Identifies Vast Mineral Riches in Afghanistan – NYTimes.com, 14 juin 2010. Voir aussi BBC, 14 juin 2010).

« Les gisements jusqu’alors méconnus, dont de gigantesques filons de fer, de cuivre, de cobalt, d’or et de métaux industriels cruciaux comme le lithium, sont si grands et contiennent tant de minéraux essentiels à l’industrie moderne que les représentants étatsuniens croient que l’Afghanistan pourrait éventuellement être transformé en un des plus importants centres miniers du monde.

Un mémo interne du Pentagone mentionne par exemple que l’Afghanistan pourrait devenir « l’Arabie Saoudite du lithium », une matière première clé dans la fabrication de piles pour les ordinateurs portables et les BlackBerrys.

La vaste étendue de ces richesses minérales en Afghanistan a été découverte par une petite équipe de représentants du Pentagone et de géologues étasuniens. Le gouvernement afghan et le président Hamid Karzaï en ont été informés récemment, ont affirmé des officiels étasuniens

Bien que le développement d’une industrie minière puisse prendre de nombreuses années, le potentiel est si grand que des représentants et des dirigeants de cette industrie croient que cela pourrait attirer de gros investissements avant même que les mines soient profitables, en offrant des emplois qui pourraient distraire une population en guerre depuis des générations.

« Il existe ici un potentiel sensationnel », a affirmé le général David H. Petraeus, commandant de l’United States Central Command […] « Il y a beaucoup de « si », bien sûr, mais je crois que cela est potentiellement très important »

La valeur des gisements miniers nouvellement découverts minimise la taille de l’actuelle économie afghane, dilapidée par la guerre et largement basée sur la production d’opium et le trafic de narcotiques, ainsi que sur l’aide des États-Unis et d’autres pays industrialisés. Le produit intérieur brut de l’Afghanistan est seulement d’environ 12 milliards de dollars.

« Cela deviendra l’armature de l’économie afghane », a déclaré Jalil Jumriany, un conseiller du ministre afghan des Mines. (New York Times, op. cit.)

Selon le New York Times, l’Afghanistan pourrait devenir  « l’Arabie Saoudite du lithium ». « Le lithium est une ressource de plus en plus cruciale, utilisée dans les piles de toutes sortes, des téléphones mobiles aux ordinateurs portables, et joue un rôle clé dans l’avenir de la voiture électrique ». À l’heure actuelle, le Chili, l’Australie, la Chine et l’Argentine sont les principaux fournisseurs de lithium sur le marché mondial. La Bolivie et le Chili sont les pays possédant les plus grandes réserves connues de lithium. « Le Pentagone effectue des levés au sol à l’ouest de l’Afghanistan. » Les représentants du Pentagone ont affirmé que leur analyse initiale à un emplacement dans la province de Ghazni a démontré un potentiel de gisements de lithium aussi grands que ceux de la Bolivie » (U.S. Identifies Vast Mineral Riches in Afghanistan – NYTimes.com, 14 juin, 2010, voir aussi  Lithium – Wikipedia, l’encyclopédie libre)

« Gisements de minéraux jusqu’alors méconnus » en Afghanistan

L’« estimation » des « gisements jusqu’alors méconnus » à près d’un billion de dollars par le Pentagone est un écran de fumée utile. Le montant d’un billion avancé par le Pentagone est davantage forgé qu’estimé : « Nous savions ce qu’il y avait là, nous y avons jeté un coup d’œil et demandé ce que cela vaudrait aujourd’hui en termes monétaires. Le montant d’un billion semblait digne d’être signalé dans les nouvelles. » (The Sunday Times, Londres, 15 juin 2010, c’est l’auteur qui souligne)

De plus, les résultats d’une étude de l’USGS (cités dans le mémo du Pentagone) sur les richesses minières de l’Afghanistan ont été révélées il y a trois ans à une conférence organisée en 2007 par la Chambre de commerce américano-afghane. Toutefois, la question de ces richesses minières n’était pas considérée digne d’être signalée à la presse à l’époque.

Que l’administration étasunienne reconnaisse qu’elle a seulement pris connaissance des vastes richesses minières du pays après la publication du rapport de 2007 de l’USGS constitue une esquive flagrante. Les richesses minières et les ressources énergétiques de l’Afghanistan (incluant le gaz naturel) étaient connues à la fois des élites des milieux d’affaires et du gouvernement étasuniens avant la guerre soviéto-afghane (1979-1988).

Des études géologiques menées par l’Union Soviétique dans les années 1970 et au début des années 1980 confirment l’existence de vastes réserves de cuivre (parmi les plus grande de l’Eurasie), de fer, de minerai à haute teneur en chrome, d’uranium, de béryl, de baryte, de plomb, de zinc, de fluorine, de bauxite, de lithium, de tantale, d’émeraude, d’or et d’argent (Afghanistan, Mining Annual Review, The Mining Journal,  juin, 1984). Ces études suggèrent que la valeur actuelle de ces réserves pourrait en effet être considérablement plus élevée que l’« estimation » d’un billion de dollars annoncée par l’étude du Pentagone, de l’USGS et de l’USAID.

Plus récemment, dans un rapport de 2002, le Kremlin a confirmé ce qui était déjà connu : « Ce n’est pas un secret que l’Afghanistan possède de riches réserves, particulièrement du cuivre au gisement d’Aynak, du minerai de fer à Khojagek, de l’uranium, du minerai polymétallique, du pétrole et du gaz » (RIA Novosti, 6 janvier 2002):

« L’Afghanistan n’a jamais été la colonie de quiconque : aucun étranger n’a jamais « creusé » ici avant 1950. Les minéraux se trouvent dans les montagnes de l’Hindu Kush, s’étendant, avec leurs contreforts, sur une vaste zone en Afghanistan. Dans les 40 dernières années, plusieurs douzaines de gisements ont été découverts dans le pays et la majorité de ces découvertes ont été sensationnelles. Elles sont toutefois demeurées secrètes, mais certains faits ont tout de même été rendus publics récemment.
Il se trouve que l’Afghanistan possède des réserves de métaux ferreux et non-ferreux, et de pierres précieuses qui, si elles étaient exploitées, pourraient possiblement même remplacer les revenus de l’industrie de la drogue. On dit du gisement de cuivre d’Aynak au sud de la province d’Helmand qu’il est le plus grand du continent eurasien et son emplacement (à 40 km de Kaboul) rend son exploitation bon marché. Le gisement de minerai de fer à Hajigak, dans la province centrale de Bamian, offre pour sa part du minerai d’une très grand qualité et dont les réserves sont estimées à 500 000 tonnes. Un gisement de charbon a également été découvert non loin de là.

On dit de l’Afghanistan qu’il est un pays de transit pour le pétrole et le gaz. Toutefois, peu de gens savent que les spécialistes soviétiques y ont découvert d’énormes réserves de gaz dans les années 1960 et ont construit le premier gazoduc du pays pour approvisionner l’Ouzbékistan. À l’époque, l’Union Soviétique recevait annuellement 2,5 billion de mètres cube de gaz afghan. Durant cette même période, on a découvert d’importants gisements d’or, de fluorine, de baryte et de marbre onyx d’une composition très rare.

Cependant, les gisements pegmatitiques découverts à l’est de Kaboul sont véritablement sensationnels. Des gisements de rubis, de béryllium, d’émeraude, de kunzite et d’hiddénite que l’on ne trouve nulle part ailleurs s’étendent sur des centaines de kilomètres. Par ailleurs, les pierres contenant les métaux rares que sont le béryllium, le thorium, le lithium et le tantale sont d’une importance stratégique (on les utilise dans la fabrication d’aéronefs et d’astronefs).

La guerre en vaut la peine (Olga Borisova, « Afghanistan – the Emerald Country », Karavan, Almaty, original en russe, traduit par BBC News Services, 26 avril 2002. p. 10, c’est l’auteur qui souligne.)

Alors qu’on a nourri l’opinion publique d’images d’un pays en développement déchiré par la guerre et sans ressources, la réalité est tout autre : l’Afghanistan est un pays riche tel que le confirment les études géologiques de l’ère soviétique.

La question des « gisements jusqu’alors méconnus » perpétue un mensonge. La grande richesse minérale est exclue d’un casus belli justifiable. Cet énoncé affirme que le Pentagone a seulement appris récemment que l’Afghanistan faisait partie des pays les plus riches en ressources minérales et qu’il est comparable à la République démocratique du Congo ou l’ex-Zaïre du temps de Mobutu. Les rapports géopolitiques soviétiques étaient connus. Durant la guerre froide, toute cette information était avouée dans les moindres détails :

[…] Lors de l’exploration soviétique à grande échelle, de superbes cartes géologiques ont été produites ainsi que des rapports dressant la liste de plus de 1400 affleurements minéraux et d’environ 70 gisements commercialement viables […] L’Union Soviétique a par la suite consacré plus de 650 millions de dollars à l’exploration et au développement de ressources en Afghanistan avec des projets incluant une raffinerie de pétrole capable de produire un demi million de tonnes annuellement, ainsi qu’un complexe métallurgique pour le gisement d’Aynak, lequel devait produire 1,5 millions de tonnes de cuivre par an. Dans la foulée du retrait des Soviétiques, une analyse subséquente de la Banque mondiale projetait que la production de cuivre d’Aynak pourrait éventuellement absorber annuellement à elle seule jusqu’à 2 % du marché mondial. Le pays jouit par ailleurs d’énormes gisements de charbon, dont l’un d’eux, le gisement de fer d’Hajigak dans la chaîne de montagnes de l’Hindu Kush à l’ouest de Kaboul, est jugé comme étant l’un des plus grands gisements à teneur élevée au monde. (John C. K. Daly,  Analysis: Afghanistan’s untapped energy, UPI Energy, 24 octobre 2008, c’est l’auteur qui souligne)

Le gaz naturel afghan

L’Afghanistan est un pont terrestre. L’invasion et l’occupation de l’Afghanistan menée par les États-Unis en 2001 a été analysée par des critiques de la politique étrangère étasunienne comme un moyen de sécuriser le contrôle du couloir de transport stratégique transafghan, liant le bassin de la mer Caspienne et la mer d’Oman.

Plusieurs projets de pipelines et de gazoducs transafghans ont été envisagés, dont le projet de pipeline TAPI (Turkménistan, Afghanistan, Pakistan, Inde) de 1900 km et d’une valeur de 8 milliards de dollars, lequel transporterait le gaz naturel turkmène par l’Afghanistan dans ce que l’on a décrit comme un « couloir de transit crucial ». (Voir Gary Olson, Afghanistan has never been the ‘good and necessary’ war; it’s about control of oil, The Morning Call, 1er octobre, 2009). L’escalade militaire dans le cadre de la guerre étendue d’« Afpak » est liée au TAPI. Le Turkménistan possède la troisième plus grande réserve de gaz naturel après la Russie et l’Iran. Le contrôle stratégique des voies de transport sortant du Turkménistan fait partie des plans de Washington depuis l’effondrement de l’Union Soviétique en 1991.

Cependant, on a rarement considéré dans la géopolitique des pipelines que l’Afghanistan est non seulement voisin de pays riches en pétrole et en gaz naturel, (par exemple le Turkménistan), mais qu’il possède aussi sur son territoire d’assez grandes réserves inexploitées de gaz naturel, de charbon et de pétrole. Dans les années 1970, les Soviétiques évaluaient « les réserves gazières afghanes « explorées » (confirmées ou probables) à environ 5 billions de pieds cube. Les réserves initiales d’Hodja-Gugerdag étaient évaluées à un peu moins de 2 billions de pieds cube » (Voir, The Soviet Union to retain influence in Afghanistan, Oil & Gas Journal,  2 mai, 1988).

L’Agence d’Information sur l’Énergie (Energy Information Administration ou EIA) a reconnu en 2008 que les réserves de gaz naturel d’Afghanistan sont « substantielles » :

« Puisque le nord de l’Afghanistan est « une extension du sud du bassin centrasiatique très fécond d’Amu Darya, susceptible de contenir du gaz naturel », l’Afghanistan possède des réserves de gaz naturel confirmées et probables d’environ 5 billions de pieds cube. » (UPI, John C.K. Daly, Analysis: Afghanistan’s untapped energy, 24 octobre, 2008)

Dès le début de la guerre soviéto-afghane en 1979, l’objectif de Washington a été de conserver un point d’ancrage géopolitique en Asie centrale.

Le trafic de drogue du Croissant d’or

La guerre clandestine des États-Unis, à savoir son soutien aux moudjahidines, « combattants de la liberté » (alias Al Qaida), était également destinée au développement du trafic des opiacés du Croissant d’or, utilisé par les services de renseignement étasuniens afin de financer l’insurrection contre les Soviétiques [1].

Instauré au début de la guerre soviéto-afghane et protégé par la CIA, le trafic de drogue est devenu au fil des ans une entreprise extrêmement lucrative de plusieurs milliards de dollars. Il s’agissait de la pierre angulaire de la guerre clandestine étasunienne dans les années 1980. Aujourd’hui, sous l’occupation militaire des États-Unis et de l’OTAN, le trafic de drogue génère des revenus monétaires de plus de 200 milliards de dollars dans les marchés occidentaux. (Voir Michel Chossudovsky, America’s War on Terrorism, Global Research, Montreal, 2005, voir aussi Michel Chossudovsky, Heroin is « Good for Your Health »: Occupation Forces support Afghan Narcotics Trade, Global Research, 29 avril 2007)

Vers une économie de pillage

En chœur, les médias étasuniens ont confirmé que la « récente découverte » des richesses minérales afghanes constitue « une solution » au développement de l’économie du pays, décimée par la guerre, ainsi qu’un moyen d’éliminer la pauvreté. L’invasion des États-Unis et de l’OTAN en 2001 ainsi que l’occupation, ont préparé le terrain pour l’appropriation de ces richesses par les conglomérats miniers et énergétiques occidentaux.

La guerre contre l’Afghanistan est une « guerre de ressources » à but lucratif

Sous l’occupation des États-Unis et des alliés, cette richesse minérale est vouée à être pillée par une poignée de conglomérats miniers multinationaux une fois que le pays sera pacifié. Selon les écrits d’Olga Borisova suivant l’invasion d’octobre 2001, « la guerre contre le terrorisme », menée par les États-Unis, « [sera transformée] en politique coloniale influençant un pays formidablement riche ». (Borisova, op cit).

Une partie du plan des États-Unis et de l’OTAN est également de prendre tôt ou tard possession des réserves de gaz naturel de l’Afghanistan, ainsi que de prévenir le développement des intérêts énergétiques russes, iraniens et chinois dans le pays.

Pour voir la carte des ressurces minières, cliquez ici.

Note

1. Le trafic des opiacés du Croissant d’or constitue à l’heure actuelle la pièce maîtresse de l’économie d’exportation de l’Afghanistan. Le trafic d’héroïne, institué au début de la guerre soviéto-afghane en 1979 et protégé par la CIA, génère des revenus monétaires dépassant les 200 milliards de dollars par an dans les marchés occidentaux. Depuis l’invasion de 2001, la production de narcotiques en Afghanistan s’est accrue de plus de 35 fois. En 2009, la production d’opium se chiffrait à 6900 tonnes, comparativement à moins de 200 tonnes en 2001. À cet égard, les revenus de plusieurs milliards de dollars résultant de la production afghane d’opium sont générés en grande partie à l’extérieur du pays. D’après les données des Nations Unies, les revenus du trafic de drogue revenant à l’économie locale sont de l’ordre de 2 à 3 milliards annuellement, comparativement aux ventes mondiales d’héroïne provenant du trafic d’opiacés afghans, lesquelles dépassent 200 milliards. (Voir Michel Chossudovsky, America’s War on Terrorism », Global Research, Montréal, 2005)

Article original en anglais, « The War is Worth Waging »: Afghanistan’s Vast Reserves of Minerals and Natural Gas, The War on Afghanistan is a Profit driven « Resource War » publié le 16 juin 2010.

Traduction par Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.
Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d’économie à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).

Guerre et mondialisation

 
Michel Chossudovsky est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Michel Chossudovsky publiés par Mondialisation.ca

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